Je te l'avais dit !
Il existe des personnes dont la confiance en eux est si basse qu'il éprouvent sans cesse le besoin de se la ramener, surtout sur tous les détails insignifiants ! Le problème de ces crétins est que faute de savoir argumenter, ils se prennent pour Madame Soleil !
[note du rédacteur/relecteur/hébergeur/emmerdeur : si en relisant ce paragraphe, tu t'es dit "je vais lui dire que "surtout sur tous" dans le paragraphe précédent est lourd, alors tu ES ma cible : c'est un détail insignifiant]
Plutôt que d'agir, ces théoriciens de la météo de la pensée (je ne pense pas aux "tempêtes de cerveaux", mais bien à la "pensée" sur la météo : merci de ne pas faire la confusion, encore que dans certains cas on peut voir des Brainstorm finir en discussions de comptoir) vont se targuer d'avoir su anticiper quelque événement.
Vous me direz que c'est déjà pas mal d'avoir anticipé ; Dieu que vous êtes sots. (Et puis taisez-vous quand je parle, cela m'empêche de me concentrer.)
Anticiper un événement, c'est comme dire que les trains sont en retard : si vous prévoyez suffisamment d'événements, devant suffisamment de personnes et que vous n'êtes pas complètement heureux en amour, vous allez bien en avoir au moins un petit de temps en temps qui passe (d'événement, pas de temps : tu suis, ou je te perds ?) !
Par exemple , je vous prédis que :
* Le pape va mourir avant 2010
* Nicolas Sarkozy va sortir avec Diam's
* Le baril de pétrole sera à 150 dollars pour Noël.
Notez que je prends de vrais exemples honnêtes de "je te l'avais dit" : je ne suis pas encore tombé dans le post-modernisme qui consiste à faire des phrases si vides qu'on arrive à annoncer dans la même phrase la pluie ET le beau temps. Ceci pourra faire l'objet d'un second article, qui complété avec une bonne dose de mauvaise foi fera un carton.
Je vous prie aussi de noter que j'ai effectivement PREVU ces événements, et déjà en faisant ça je montre une erreur classique de débutant.
Le vrai "je-te-l-avais-dit-ste", au sens le professionnel qui en a fait carrière, est capable de le placer suffisamment fort pour qu'au moins une personne s'en souvienne, mais pas assez pour être citable en cas de non avènement de l'événement. (oui, je fais exprès de faire un discours non prononçable, pour éviter que quelqu'un ne lise CET article le jour de mon second mariage ; j'ai déjà donné, merci)
Imaginons maintenant que, par chance ou pas, le pape meurt vraiment le jour du mariage de Nicolas & Diam's parce que sa papamobile n'a plus d'essence parce que le baril est à $151, je vais être si fier que je serai capable d'écrire en gros et rouge sur tout spontex "je vous l'avais dit".
En quoi est-ce amoral ? Déjà parce que c'est ridicule. Si quelqu'un se targue d'un "je vais créer un site WEB qui dépassera les 10 000 visiteurs par mois" et qu'il crée "sky" (notez comme je suis IN : le jeune ne sait pas qu'on dit un "blog", il parle de "sky", lui !). Si 10 000 visiteurs viennent lire ses présentations de ses copains :
1. Le monde va mal
2. Il aura un certain MERITE !
3. Il pourra donc nous casser les (Le répète pas à ta mère : pas de gros mots ici) préjugés pendant 3 semaines "tro b1 mon sKy kiss lol" (Mon blog est formidable, ami lecteur viens donc le visiter pour partager un moment de convivialité et d'amusement).
Là où ça devient cocasse, c'est quand on prévoit un non événement. Prévoir un événement dont on ne peut pas prouver le contraire.
Par exemple :
* Les administrateurs de spontex vont bien finir par divorcer.
* Junk finira pendu dans une cave.
* etc...
On ne peut pas prouver l'absence ! Je pourrais rester marié 50 ans, on me dira toujours "oui, mais tu peux encore divorcer" !
Ces prévisions sont parfois bien faites, et on se laisse prendre facilement : vigilance ! Soyons attentifs, ensemble.
Tous ces individus sont agaçants, mais leur côté pitoyable nous permet de passer outre.
Par contre, si un jeune homme, que je pourrais appeler J.H, mais pour simplifier, je vais l'appeler "J" dit "ça ne marchera jamais". Ou même pire, s'il dit "tu devrais faire comme ci, comme ça, c'est débile de faire si, etc..." (toute ressemblance avec qui que ce soit serait parfaitement fortuite), si il donne donc ses conseils à la mords moi le (c'est agaçant, hein) clavier et qu'en plus, il s'avère qu'effectivement le succès de la création qu'il critique n'est pas parfaitement objectivement incroyablement titanesque,
alors son "je te l'avais pourtant dit" sera parfaitement désagréable et irritera même une peau lavée avec mir laine !
Moralité, conclusion
Dans la vie, il y a toujours eu ceux qui font, et ceux qui sont passifs face aux événements qui les entourent. Les adeptes du "je te l'avais dit" sont une espèce de sous race de cloporte, incroyablement vile puisqu'elle réussit à mettre dans une phrase si courte le mérite de l'actif et du passif sur un même niveau.
L'actif étant, comme dans d'autre domaines, sensible au ressenti du passif il aura la tentation de CROIRE et pourrait donc être freiné dans son élan créatif à cause de ces "contrôleurs des travaux finis" passifs.
Retenons bien la leçon :
Amis actifs, envoyons les passifs chez les grecs : "dis peu, fais mieux !".
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