J'ai testé pour vous : le préservatif féminin
Je ne sais pas comment c’est venu dans la conversation mais le sujet était lancé : le préservatif féminin. Qui l’a essayé ? Hein ? Non ? Personne ? N’y aurait-il que moi pour avoir testé ça ? Comme l’a si bien dit la copine : «
Ben, quand ils nous ont montré ce que c’était à l’école… ça donne vraiment pas envie !». Je confirme. Mais bon, moi j’aime bien essayer les nouveautés. Veux savoir avant de juger. Ma chance sur ce coup, c’est que j’étais avec un régulier. Il ne m’en a pas voulu…
Acte 1
D’abord, ça ne se trouve pas dans les supermarchés, il faut faire la démarche exprès à la pharmacie. Même dimension de boîte que l’homologue masculin, sauf qu’il n’y en a que trois à l’intérieur. Déjà, je me dis qu’ils n’encouragent pas à une utilisation abusive. Ou alors, c’est pour favoriser une relation privilégiée avec son pharmacien. Sans compter que, côté prix, ce n’est pas à la portée de toutes les bourses !
À l’intérieur, pas de carton ou double emballage, non, le préservatif utilise toute la hauteur de la boîte !
Je sors le mode d’emploi en douze langues. Après le paragraphe qui dit que c’est tout comme la capote sauf que c’est un revêtement du vagin, qu’il peut être nécessaire de l’essayer deux ou trois fois pour s’y habituer et que ça ne peut être utilisé qu’une seule fois, il y a les six étapes à suivre :
1. Déchirer le sachet à partir de la flèche et retirer le préservatif.
2. Il faut l’insérer avant qu’aucun contact génital n’ait eu lieu. Tenir la partie fermée du préservatif et presser la petite bague.
3. Puis insérer ans le vagin en poussant aussi loin que possible.
4. Mettre le doigt à l’intérieur du préservatif et pousser la petite bague vers l’intérieur aussi loin que possible, comme un tampon. Ne vous inquiétez pas, on ne peut pas la pousser trop loin.
5. Il est normal qu’une partie du préservatif déborde à l’extérieur. La bague extérieure s’aplatira contre vous lorsque l’homme sera dans votre corps.
6. Assurez-vous que vous guidez le pénis de votre partenaire vers l’intérieur du préservatif.
7. Retirer doucement en faisant tourner l’anneau extérieur. Il faut retirer le préservatif avant que le sperme ne risque de s’écouler. Ne pas le jeter dans les WC.
Mouais, heureusement qu’il y a les shémas.
Au départ, je m’étais dit qu’il y avait pas mal d’avantage à ce truc : d’abord, ça peut se mettre avant les préliminaires (voire plusieurs heures avant). Donc, pas d’arrêt « technique » dans l’élan, l’idée est sympa. En plus, ça coupe court aux discussions du style « Je n’en mets jamais, ça me fait débander » et autres « Je suis clean, tu ne risques rien » ou « Je n’en trouve pas à ma taille ». Et évite également le risque avec le mec qui l’enlève discrètement en cours de route (si si !).
J’aime bien le moment « avant », ce temps où on s’occupe de soi pour sentir bon de partout, où on traque le poil superflu, où on choisit la lingerie qui allumera son œil lubrique, tout ça fait partie du charme du rendez-vous.
Mais quand j’ai sorti la chose du sachet, je me suis vue en Marie Poppins sortant un porte-manteaux de son sac à main. Énoooooorme ! D’un coup, devant la taille impressionnante du machin, envolée la Betty Boop aguicheuse, je ne suis plus qu’une grosse vache normande. Ça a la forme d’un préservatif mais en taille « 3 Roccos », avec deux anneaux dont un petit au fond de la capote. Qu’à cela ne tienne, le mode d’emploi et ses petits croquis étalé sur le lavabo, je pose la chose.
Je vérifie les schémas. Heu… reste tout ça dehors ? Ben oui, comme sur le dessin… Bon, il vaudrait mieux copuler dans le noir alors. Et puis à réserver uniquement aux rapports sexuels. J’imagine la tête du mec qui vient faire un petit bisou là-bas et tombe sur une rondelle de plastique ! Sans compter qu’il y a intérêt à prendre ses précautions avant, impossible d’aller aux toilettes avec sans faire dessus.
C’est lorsque j’ai mis le string que j’ai vu l’ampleur du désastre. L’anneau extérieur déborde largement ! J’ai beau essayer, pas moyen de tout planquer sous le tissu. Je réfléchis un instant et ne vois que deux possibilités : soit la culotte de grand-mère, soit la grande jupe bien large et bien longue que je ne quitterai pas un instant, même sous la torture. Pas trop le choix en fait, ça fait bien longtemps que je n’ai plus de « petits bateaux ».
Je termine rapidement de m’habiller et saute dans la voiture. Sur la route, j’essaie d'imaginer les ébats, trouver les trucs pour que, quoiqu’il arrive, il ne puisse à aucun moment visualiser l’implant ou même le toucher. Ne pas risquer de lui couper ses envies. Seul scénario de jeu pour qu'il ne s'aperçoive de rien : je fais tout et il se la coule douce.
En tout cas, je ne risque pas d’oublier qu’il est là, je le sens bien !
Acte 2
Assis sur les tabourets hauts du bar, une bière à la main, il me parle de son aquarium, des travaux qui restent à faire dans cette pièce, de ce qui est prévu ce soir. Je l’écoute à moitié, je cherche le moment opportun pour passer à l’acte. Pas envie de garder cette chose trop longtemps. Encore moins de l’avoir mis pour rien.
Il se rend compte que je ne participe pas trop à la conversation. Me demande pourquoi. Je lui lance juste un «
j’ai envie » en le regardant au fond des yeux et son sourire craquant illumine son visage. Pour tout dire, l’envie je ne l’avais pas au moment de le dire mais le voir réagir ainsi me suffit. Je l’entraîne vers le canapé, lui demande de s’y asseoir. Le temps de virer le string, je viens me poser face à lui, un genou de chaque côté. Tiens sa tête entre mes mains et l’embrasse. Longuement.
Je m’attaque à sa ceinture cachée par la jupe. Puis le pantalon. En même temps, l’informe que je vais essayer un nouveau truc. Regard intéressé, petit sourire. Aux mots « préservatif féminin », il déchante un peu.
Je dois y mettre les deux mains, toujours planquées sous la jupe, pour le guider, l’introduire en maintenant l’anneau extérieur. Niveau confort, ça va, jusqu’au moment où la rondelle extérieure menace de se rentrer à l’intérieur. De nouveau obligée d’y mettre la main pour la décoincer. Reprendre plus doucement. Il m’aide dans les mouvements en me tenant les hanches. Contente qu’il y ait de la musique, le plastique fait un peu de bruit. Lent, rapide, pas de souci, ça tient la route.
Au bout d’un moment, changement de position histoire que j’en profite un peu plus. On essaie de ne pas se détacher. Tout en maintenant le préservatif qui n’a pas l’air de vouloir suivre le mouvement. Sportif. Déjà que sur un canapé, ce n’est pas évident… là, on frise la cata ! Ouf, ça y est, il est derrière moi. Je ne m’occupe plus de rien, le laisse faire. Il accélère, laisse aller ses envies.
Soudain, plus fort que Garcimore, le préservatif a disparu ! Dans l'élan, on continue, ça se termine à la bouche pour ne pas en mettre partout.
Acte 3
Nous voilà tous les deux à la recherche du fichu plastique. Non, rien par terre, rien sous le canapé. Ni sous les vêtements. Ni dans les coussins. Incompréhension. Inquiétude aussi si un pote de passage tombe dessus ce soir… Tout d’un coup, une inspiration (l'idée ne m'est pas venue tout de suite puisque je ne sentais rien du tout à l'intérieur). Là je vous laisse imaginer la scène : perchée sur mes talons, jambes écartées, je soulève la jupe et m’enfile deux doigts pour retirer la chose gluante… très classe !
Conclusion
À réserver pour : les culottes de grand-mère, les positions statiques, les mecs aveugles, les petites queues qui ne vont pas au fond, les toutes fines qui ne touchent pas les bords, les vagins qui ne glissent pas trop (ou alors très très étroits mais c’est incompatible avec le cas précédent). Bref, expérience qui ne sera pas renouvelée !
Commentaires
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Un autre article ?
Pour ceux qui me diront "déjà vu", en me citant google, je dirais : OUI, sur le blog de "coloquinte", qui nous l'a posté ici.
La source initiale, d'après ma recherche expresse, serait ici :
[adresse web]
Merci coloquinte pour cet article, qui je trouve, a trouvé sa place ici.
J'ai eu une copine allergique au latex et comme il existe une marque (femidom je crois) qui les fait en polyorethane nous avons franchi nous aussi le pas...
Connectez-vous pour répondre !Comme tout le monde, je ne suis pas fan des capotes, mais la on arrive au summum du "tue lamour"!
Je confirme que l'on a l'impression de faire l'amour dans une poche plastique qui fait scrach scrach, et il ne faut pas avoir envie de varier les positions car a chaque fois c'est la galère pour revenir!
Je vous avoue que depuis, ma frangine est tombé dessus en venant dormir une fois chez moi et je suis marqué a vie comme Mr Femidom... MAis je conseille fortement a tous les couples d'investir au moins une fois, car c'est qd meme une grande rigolade!